Peut-on accompagner les autres sans continuer à travailler sur soi ?
En tant qu’hypnothérapeute à Saintes, je considère que la formation continue, la supervision entre professionnels et le travail sur soi font partie intégrante de ma pratique.
Ces démarches me permettent de continuer à apprendre, à évoluer et à affiner ma manière d’accompagner les personnes qui me consultent pour des problématiques d’estime de soi, de confiance en soi, de stress ou lors de périodes de vie plus délicates.
Mais une question est rarement posée :
Qui accompagne celui qui accompagne ?
Car dans ce métier, rester seul est déconseillé, voire dangereux. Il ne suffit pas d’avoir suivi une formation il y a quelques années pour considérer que l’on a terminé d’apprendre.
L’être humain évolue.
Notre compréhension de l’être humain évolue également.
De nouvelles approches continuent d’émerger.
Les situations rencontrées évoluent.
Et nous évoluons nous aussi.
C’est pour cette raison que je considère la formation continue, la supervision et le travail sur soi comme des éléments essentiels de ma pratique.
Pourquoi continuer à se former quand on est hypnothérapeute ?
Aucune formation, aussi sérieuse soit-elle, ne permet d’apprendre tout ce qu’il y a à savoir sur l’être humain.
Chaque personne est différente.
Chaque histoire est unique.
Chaque accompagnement apporte son lot d’enseignements.
Se former régulièrement n’est pas une course aux diplômes ni une façon d’accumuler des certifications.
Pour moi, c’est avant tout une manière de rester curieux, ouvert et en mouvement.
C’est accepter que l’on peut toujours apprendre quelque chose de nouveau.
C’est reconnaître que l’expérience, aussi précieuse soit-elle, ne remplace jamais totalement la remise en question.
Chaque formation me permet d’approfondir certains sujets, de découvrir de nouveaux outils, mais aussi de prendre du recul sur ma pratique.
Parfois, ce sont même les formations qui viennent bousculer certaines certitudes et ouvrent la porte à une autre façon de comprendre ou d’accompagner.
Et c’est une bonne chose.
Car lorsqu’on cesse d’apprendre, on prend le risque de répéter les mêmes schémas sans même s’en rendre compte.
La supervision : un outil essentiel dans les métiers de l’accompagnement
Parmi les pratiques encore peu connues du grand public, il existe la supervision.
Et non, ce n’est pas un super pouvoir de Héros de BD.
La supervision consiste à échanger avec d’autres professionnels de l’accompagnement (psychologues, infirmiers, hypnothérapeutes,… )afin de réfléchir ensemble à certaines situations rencontrées dans notre pratique.
Ces temps d’échange permettent de bénéficier d’autres regards, d’autres expériences et parfois d’autres compréhensions.
Ils offrent un espace où il devient possible de questionner sa façon de faire, d’explorer de nouvelles pistes et de continuer à progresser.
Personne ne possède une vision parfaite de toutes les situations humaines.
Croire le contraire serait probablement une erreur.
Pour moi, la supervision est une démarche de responsabilité.
Elle permet de ne pas rester seul avec ses interrogations et de continuer à évoluer au contact d’autres professionnels.
Elle est également un rappel précieux : même lorsque l’on accompagne les autres, nous avons nous aussi besoin d’espaces d’échange et de soutien.
La supervision n’est pas uniquement une pratique utilisée en hypnose ou dans les métiers de l’accompagnement. Elle est également largement reconnue dans le domaine de la santé. Plusieurs travaux scientifiques montrent qu’elle contribue au développement professionnel, à la qualité des accompagnements et à la prévention de l’épuisement professionnel.
Le travail sur soi : une nécessité pour accompagner les autres
Il existe un troisième aspect dont on parle souvent moins.
Les professionnels de l’accompagnement restent avant tout des êtres humains.
Nous connaissons nous aussi des périodes de fatigue, de doute, de questionnement ou de bouleversements personnels.
Pendant longtemps, j’ai pensé qu’il fallait toujours avancer.
Toujours tenir.
Toujours être disponible.
Avec le temps, j’ai compris qu’apprendre à s’écouter était tout aussi important.
Reconnaître qu’une période est plus délicate ne signifie pas être fragile ou moins solide.
Cela signifie simplement être lucide.
Savoir ralentir lorsque cela devient nécessaire.
Prendre soin de son équilibre.
Accepter que certaines périodes demandent davantage d’attention que d’autres.
C’est aussi cela, le travail sur soi.
Et paradoxalement, cette capacité à s’écouter permet souvent de rester plus présent pour les autres.
Car il devient difficile d’inviter quelqu’un à prendre soin de lui-même lorsque l’on oublie de le faire pour soi.
Accompagner les autres est un chemin qui ne s’arrête jamais
Ces derniers temps, certaines expériences personnelles sont venues me rappeler une réalité simple.
Nous pouvons accompagner les autres avec sincérité et engagement tout en restant des êtres humains confrontés, eux aussi, aux aléas de la vie.
C’est précisément dans ces moments que la formation, la supervision et le travail sur soi prennent tout leur sens.
Non pas parce qu’ils nous rendent parfaits.
Mais parce qu’ils nous permettent de continuer à avancer, à apprendre et à rester alignés avec ce que nous transmettons.
Je ne crois pas aux praticiens qui prétendent avoir terminé leur propre cheminement.
Pour ma part, c’est précisément ce type de certitude qui m’invite à la prudence.
Je crois davantage à ceux qui continuent à grandir, à se questionner et à évoluer.
C’est cette démarche que je cultive chaque jour.
Si vous souhaitez être accompagné pour travailler sur votre estime de soi, votre confiance en vous, mieux traverser une période de
changement ou retrouver davantage de sérénité dans votre quotidien, je vous accueille au cabinet Étape Hypnose à Saintes ou en visioconférence.
Vous pouvez aussi prendre rdv directement sur ce lien :
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